Objectif nord (1)

Dimanche 8 octobre 2006. Je suis décidé à effectuer une ballade de 20 km sur le rail (deux fois 10 km). Je pars de la plateforme de Chevilly comme d’habitude et je vais jusqu’à l’extrémité nord du rail, au niveau de la plateforme de Ruan. J’ai pu prendre des clichés de cette plateforme terminale mais vue de dessus, et ceci sans échelle. J’en ai profité en même temps pour faire connaissance avec la plus grande moitié du parcours (à l’inverse, Chevilly-Saran ne fait que 8 km). Au moins, j’aurais fait à pied et en une seule fois cette partie qui ne sera bientôt plus en un seul morceau. En effet, la construction de l’autoroute A19 va entraîner une coupure du rail au nord de Chevilly.

Peu de temps après être parti, j’ai retenté le même genre de cliché que vers Cercottes. Des plots centraux sont visibles assez rapidement après la plateforme dont on voit l’ancienne partie hangar au fond à gauche.

Le béton souffre et laisse entrevoir sa composition. Surprise, le rail a un aspect lisse uniquement à l’extérieur. En effet, à l’intérieur, il est composé de gros cailloux en majorité.

Ce cliché révèle de forts effets optiques causés par la chaleur. à gauche, on voit un triangle métallique similaire aux précédents. On constate que parfois le sommet du rail est légèrement bombé vers l’intérieur. Les cailloux ont été lancés depuis le sol.

Devant moi, je me rapproche du grand tas de ballots de paille, mais ce n’est pas lui qui fume ! L’usine de betteraves d’Artenay est derrière.

Ici, les trous du rail sont bouchés pour je ne sais quelle raison.

Les effets optiques deviennent quasiment des mirages sur la base du rail.

Au fond, on voit le tout premier virage. C’est la première fois que je marche sur une partie de rail inclinée. Je vais bientôt franchir le tas de ballots de paille.

Le béton rongé par la pluie. Cela laisse apparaître de minuscules flaques boueuses. Partout sur rail on retrouve des croisillons comme sur la plateforme de Chevilly.

Encore une surprise. Malgré le dispositif de dilatation mis en place, le rail ne manque pas de se fendiller de 5 cm quand même ! Mais bon comme ça repose sur la tête du poteau, ça ne tombe pas.

Souvent la rouille rongeait les plaques en métal situées entre deux portions de rail et en particulier les vis qui les tenaient ensemble. Donc elles se détachent. Celle-ci a été posée à la main à cet endroit.

Je passe à proximité des ballots de paille, enfin. L’usine paraît lointaine car je dézoome complètement. Cela montre la vraie distance que j’ai eu à parcourir.

Encore une plaque posée à la main par quelqu’un. Derrière, les traces de roues des travaux pour la future autoroute A19.

L’état de décomposition fait parfois un peu peur. On voit bien les cailloux qui composent le rail.

Et c’est courant que le sommet du rail soit altéré. Ici encore un autre endroit où le blindage métallique est mis à nu.

Petit effet sympa où on me voit en partie sur le rail et en partie sur le sol, 6 m plus bas.

Ça y est, ça tourne. Le rail croise par-ci par-là des petites routes ou des chemins de terre mais rares sont les voitures que j’ai pu croiser.

Je me retourne et je regarde vers le sud. Au fond, la tâche noire est la plaque posée sur le sommet du rail.

On voit aisément l’inclinaison du rail. J’ai l’impression de traverser une rue à forte pente.

À nouveau vers le sud, l’inclinaison est encore visible.

L’auteur des baumes argentés a visiblement fait le même parcours que moi. Cette petite plaque argentée était posée là, au sommet. Ne la cherchez pas, elle n’y est plus !

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