Sur la plateforme de Chevilly

Devant l’escalier. Il monte sur la droite. Il faut noter que c’est le seul accès existant sur toute la ligne pour monter sans échelle au niveau du rail.

L’accès n’est pas facile. Les ronces sont rebelles.

Les plus souples parviennent à monter. Les escaliers sont barrés à trois endroits par des barres horizontales franchissables.

On commence à monter tout doucement. L’escalier divisé en deux parties perpendiculaires possède un angle plat dépourvu de végétation, idéal pour prendre une photo.

Et voici la deuxième partie à gravir. Suspense…

Enfin une vue du dessus de la plateforme. C’est la première fois que je monte en haut et je suis ému. On est à environ 5 mètres du sol. Au fond, se dresse encore la pompe à kérosène de l’époque que l’on verra en plus gros par la suite.

Au sud-est de la plateforme étaient placés les bâtiments d’administration. Seule la base des murs en béton subsiste accompagnée des parvis. On voit la ligne vers le sud au fond.

Une magnifique réalisation qui résiste au temps. D’après d’autres photographies, ce tag serait là depuis pas mal d’années. À gauche restent les vestiges des murs du hangar.

Sur le premier plan, dans la partie droite du hangar, il y avait un petit local fermé contenant les sièges passagers entassés à l’abri. Et à gauche était garé l’aérotrain. On voit la pompe à fioul à l’extrême gauche de la photo et le rail qui s’enfonce vers le nord au fond de l’image.

La pompe à fioul qui a traversé les années. D’après les autres clichés pris à travers les années on peut recomposer son histoire. La tôle qui est actuellement contre le mur derrière a été longtemps au sol devant son emplacement. Et l’autre tordue au premier plan ne l’a été que récemment. Ce qui est étonnant c’est que la pompe est encore là malgré le nettoyage entrepris sur cette plateforme en 1997. Les locaux et le hangar ont été rasés, le feu de signalisation a été enlevé mais la pompe est restée là, sans bouger. En haut, il y a le mécanisme de pompage alors qu’en bas s’enroule le tuyau. On note les boutons de commande sur le muret.

La croix gammée date des ces dernières années, tout comme le logo du haut. Le Nazie Thérèse Yves est plus ancien. Il est pas évident de voir le logo Elf en blanc en dessous des tags. Tous les métaux sont plutôt en bon état de conservation. L’oxydation n’est pas trop avancée.

Sale. À vendre en anglais ou pas propre en français. Il est difficile de comprendre le sens de ce mot en ce contexte. Le mot « p’tite » et le « Jee » au sol sont plus récents. La couleur bleue à droite fait penser à un reflet dans une flaque d’eau. On voit Chevilly au fond. Un feu de signalisation était monté dans le coin du muret à droite de l’image.

À cet endroit de la plateforme, le rail était rétractable pour pouvoir libérer l’aérotrain. On le voit en bas en position baissée. Il est comme cela depuis l’abandon du site. La jointure entre la partie fixe et la partie amovible était en métal pour faciliter les frottements. C’est à Chevilly que l’aérotrain atteignait sa plus haute vitesse, il fallait donc absolument penser à ce système de rail rétractable. Le rail s’éloigne dans le coin supérieur droit en direction du nord.

La partie amovible était plus longue que l’aérotrain lui-même, soit environ 40m.

Les pigeons prennent le rail comme un endroit de halte puisque personne ne passe ici. On aperçoit l’usine d’Artenay au fond. Rien qu’ici on distingue au moins 4km de rail en montagnes russes. Cependant les dénivelés s’étalent sur une longueur telle qu’on ne devait quasiment pas les ressentir. Au fond le rail prend un virage à droite vers Ruan. Les fines bandes métalliques au sommet du rail sont énigmatiques. Impossible de comprendre leur rôle.

Un joint entre deux segments de rail en détail. Les rails pouvaient ainsi se dilater sans causer de fissure. L’écoulement de la pluie est permis par les griffes qui s’entremêlent l’une dans l’autre.

En haut des ces parties de jointure inter-rail, il y avait à l’origine des caches en métal plats dans la continuité du béton. On en trouve plus beaucoup aujourd’hui. J’ai posé sur le rail mon adaptateur grand-angle.

Cette photo donne une idée de la largeur du T central, soit une vingtaine de centimètres. La base du rail fait 1m20 de chaque côté de la partie verticale. On peut donc facilement y marcher sans danger. À droite, les arbres situés entre le rail et l’ancien hangar ont tendance à monter sur le rail. Pourtant ils avaient été coupés en 1997. On regarde en direction du nord.

En s’éloignant un peu sur le rail on voit rapidement l’ensemble de la plateforme. Ici on voit au fond la voie vers le sud.

Encore la partie métal reliant le rail amovible et le rail fixe.

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